Victimes de violence conjugale ou sexuelle : des ressources pour vous

  • 23 février 2022
  • Actes criminels, Justice
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Femme se cachant le visage d'une main et levant l'autre en signe d'arrêt
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La violence sexuelle ou conjugale a un effet destructeur sur ses victimes. Heureusement, il existe des ressources d’aide pour se sortir d’une telle situation ou se reconstruire après l’avoir vécue.

Les multiples visages de la violence conjugale

Contrairement à un simple conflit de couple, la violence conjugale est intentionnelle. Le partenaire violent cherche à dominer ou à contrôler sa victime en lui causant du tort de façon répétée. Il peut l’insulter, la menacer, la frapper, restreindre ses sorties, l’humilier, lui interdire de travailler, etc.

On parle de violence sexuelle lorsque quelqu’un impose ou tente d’imposer un acte sexuel à une autre personne. Si l’agresseur est un conjoint ou une conjointe, il s’agit aussi d’une forme de violence conjugale.

Mettre fin au cycle de la violence

Si vous croyez être victime de violence conjugale, plusieurs ressources gratuites peuvent vous aider.

1. Parlez-en.

Anonymes, confidentielles et bilingues, ces ressources sont accessibles 24 heures sur 24. Elles peuvent aussi vous diriger vers d’autres services, comme une maison d’hébergement :

Votre sécurité ou votre vie est menacée? Pour une aide urgente, composez le 9-1-1.

2. Faites-vous accompagner.

Pour porter plainte, entreprendre une démarche judiciaire ou vous reconstruire, vous avez accès à des services d’accompagnement : 

Saviez-vous que la loi permet aux victimes de violence conjugale ou sexuelle de résilier un bail sans pénalité? Pour toute question concernant vos droits, des services d’aide juridique sont disponibles par le biais du programme Rebâtir. Toutes les victimes de violence conjugale ou sexuelle peuvent obtenir quatre heures de consultation juridique gratuite.

3. Vérifiez si vous pouvez être indemnisé(e).

Si vous avez été victime d’un acte criminel, vous pourriez obtenir une aide financière. Adressez-vous à l’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

Il n’est pas trop tard pour déposer une demande d’indemnisation. Lorsque l’infraction criminelle implique de la violence conjugale ou sexuelle, aucune limite de temps n’est imposée. Depuis le 13 octobre 2021, vous pouvez réactiver une demande passée ayant été refusée pour motif de hors délai.

Insatisfait des services reçus?

Vous pensez que l’IVAC ne vous accorde pas l’aide financière à laquelle vous avez droit? Portez plainte au Protecteur du citoyen. Nos services sont confidentiels et gratuits.

Votre plainte concerne des services d’aide juridique? Adressez-vous au bureau concerné ou à la Commission des services juridiques.


Voir aussi : Victimes de violence conjugale ou sexuelle : la loi vous protège