Des pouvoirs accrus pour les super infirmières (2) | Protecteur du Citoyen
22 avril 2020

Des pouvoirs accrus pour les super infirmières (2)

Corps

Corps de trois infirmières tenant des stéthoscopes les bras croisés

Les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) ont de nouveaux pouvoirs. Elles peuvent notamment diagnostiquer des maladies courantes, selon leur expertise.

Des pouvoirs pour diagnostiquer et traiter

En vertu de la loi 43, les IPS peuvent désormais, selon leur spécialité, et sans la supervision d’un médecin :

  • diagnostiquer des maladies courantes;
  • déterminer des traitements médicaux;
  • effectuer le suivi des grossesses normales ou à faible risque;
  • autoriser les retraits préventifs de leur milieu de travail aux femmes enceintes ou qui allaitent.

Rappelons que les IPS pouvaient déjà :

  • prescrire des examens diagnostiques (prises de sang, radiographies, électrocardiogrammes, échographies, etc.);  
  • utiliser des techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice, comme des ponctions artérielles, lombaires et vésicales;
  • prescrire des médicaments ou d’autres substances (antibiotiques, anticoagulants, antihypertenseurs, pompes aérosols, vitamines, etc.);
  • prescrire des traitements médicaux, comme l’installation de sonde gastrique ou urinaire, d’un stimulateur cardiaque et l’administration d’une transfusion sanguine;
  • utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux, invasifs ou présentant des risques de préjudice. Il peut s’agir d’une intubation ou extubation trachéale, de la pose ou retrait d’un drain thoracique, ou encore d’une défibrillation. 

Il est à noter que si une situation dépasse leurs compétences, les IPS doivent alors consulter un médecin.

Pour en savoir plus sur leurs nouvelles responsabilités, consultez le site Web de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Vos recours en cas de besoin

Votre plainte porte sur la qualité des soins et des services offerts par les IPS? Faites appel au commissaire aux plaintes et à la qualité des services de l’établissement concerné (CISSS ou CIUSSS).

Vous êtes insatisfait des conclusions du commissaire ou vous êtes sans nouvelle après plus de 45 jours? Tournez-vous alors vers le Protecteur du citoyen qui agit en 2e recours. Nos services sont gratuits et sans formalités compliquées.

À lire ou relire : Des pouvoirs accrus pour les pharmaciens (1)