Mesures de redressement budgétaire : le respect des droits des citoyens doit prévaloir - Rapport annuel 2013-2014 | Protecteur du Citoyen
18 septembre 2014

Mesures de redressement budgétaire : le respect des droits des citoyens doit prévaloir - Rapport annuel 2013-2014

Québec, le 18 septembre 2014 - Le rapport annuel 2013-2014 du Protecteur du citoyen a été déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale. La protectrice du citoyen, qui souscrit à la nécessité du redressement des finances publiques, a insisté sur l'importance que les décisions dans ce contexte respectent les droits des citoyens et qu’elles soient prises en mesurant bien les impacts qu’elles auront, tant pour les individus que pour les entreprises.

« L'application des mesures de redressement budgétaire doit se faire dans le souci constant de ne pas créer d'injustices ou d'iniquités », a déclaré Raymonde Saint-Germain. Elle a insisté sur l'importance du respect des principes de transparence, de solidarité envers les plus vulnérables et d'imputabilité qui incombe aux services publics dans ce contexte. Référant à des situations où la rigidité administrative a entraîné des préjudices aux citoyens, elle en appelle à la souplesse qui doit prévaloir dans l'examen de situations imprévues ou qui se situent en marge de la norme.

La protectrice du citoyen a aussi fait état de son constat, au fil des ans, que les délais pour obtenir des services s'allongent, y compris pour accéder aux tribunaux administratifs. Année après année, les délais et les difficultés d’accès aux services arrivent en tête des motifs de plaintes fondées, tous secteurs confondus.

Devant ces constats, madame Saint-Germain appelle à la répartition judicieuse des ressources et à des gains d’efficience pour préserver le plus possible les services directs que requiert la population, de même que leur qualité, et faire en sorte qu'ils soient accessibles à un coût et dans des délais raisonnables.

La protectrice du citoyen a tenu à souligner la bonne collaboration reçue des dirigeants et des travailleurs des services publics ainsi que leur ouverture à s'amender. Elle a indiqué que : « Les problèmes sont souvent structurels ou liés à l’organisation du travail ou des services. Il ne faut pas avoir le réflexe de mettre en cause systématiquement la qualité du travail et le dévouement du personnel ».

Le rapport annuel 2013-2014 du Protecteur du citoyen fait état de problématiques – et aussi d’avancées pour le bénéfice des citoyens – dans sept ministères et organismes ainsi que dans le réseau de la santé et des services sociaux. Il livre également des constats et recommandations à l’égard des services correctionnels et des centres de détention du Québec.

Cette année, le Protecteur du citoyen est intervenu auprès de 55 des 79 ministères et organismes assujettis à sa compétence d’intervention ainsi qu’auprès de 173 des 286 établissements et agences du réseau de la santé et des services sociaux soumis au régime d’examen des plaintes. Le pourcentage de plaintes qu’il a jugé fondées à la suite de son enquête impartiale et rigoureuse s’est élevé à 28,9 % pour ce qui est des ministères et organismes et à 38,5 % en ce qui a trait au réseau de la santé et des services sociaux.

Consultez le rapport annuel 2013-2014 du Protecteur du citoyen.

Relations de presse :

Carole-Anne Huot, 418 646-7143/418 925-7994
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