Imagerie par résonance magnétique : les personnes ont droit à une information claire avant de subir un examen | Protecteur du Citoyen
29 janvier 2018

Imagerie par résonance magnétique : les personnes ont droit à une information claire avant de subir un examen

Corps

examen IRM

La plainte

Un homme n’a pas pu compléter son examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) à l’hôpital, car il a fait une crise de panique. Il considère que si on lui avait donné plus d’information au moment de la prise de rendez-vous, il aurait mieux géré son anxiété. Il porte plainte au Protecteur du citoyen.

L’enquête

  • Un homme se présente à l’hôpital pour subir un examen d'IRM.
  • Il mentionne son anxiété à la technologue en imagerie médicale, laquelle prend alors le temps de lui expliquer le déroulement de l’examen.
  • Elle lui apprend aussi qu’il aurait pu demander de se faire prescrire un calmant par son médecin, et que sans une telle prescription, elle ne peut pas lui en donner.
  • L’homme fait ensuite une crise de panique pendant la procédure, forçant l’arrêt de l’examen.
  • L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé qu’aucune information n’était donnée aux personnes devant subir un examen d'IRM à cet hôpital lors de la prise de rendez-vous.
  • Un document de l’Ordre des technologues en imagerie médicale stipule pourtant que les autorités doivent s’assurer que l’information au sujet des examens soit largement diffusée (consignes verbales, feuillet explicatif et sites Web) afin de favoriser une diminution du stress chez les personnes.
  • Un tel feuillet explicatif existe bel et bien, et il est disponible sur Internet, mais aucune consigne verbale n’est donnée lors de la prise de rendez-vous.
  • Ainsi, une personne qui ne mentionne pas son anxiété lors de la prise de rendez-vous ne sera jamais informée de l’existence de ce dépliant et de la possibilité de se faire prescrire un calmant par son médecin.

Le résultat

À la suite de son intervention, le Protecteur du citoyen a recommandé au centre intégré de santé et de services sociaux duquel relève l’hôpital visé par la plainte de s’assurer que les personnes ayant à subir un examen d'IRM aient toute l’information nécessaire pour se préparer à leur examen. Cette recommandation a été acceptée, ce qui favorisera, à l’avenir, la diffusion de l’information.


Le Protecteur du citoyen veille au respect de vos droits dans vos relations avec les services publics québécois. Vous n’êtes pas satisfait des services d'un ministère ou d'un organisme du gouvernement du Québec? Ou encore d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux (2e recours dans ce cas)? Portez plainte au Protecteur du citoyen : appelez-nous au 1 800 463-5070 ou utilisez notre formulaire de plainte en ligne.