Hôpital : effectuer un suivi adéquat quand une personne prend ses médicaments personnels | Protecteur du Citoyen
12 août 2019

Hôpital : effectuer un suivi adéquat quand une personne prend ses médicaments personnels

Corps

Une femme regarde le verre d'eau que lui donne une infirmière

La plainte

À l’hôpital, une dame veut obtenir un médicament qu’elle prend généralement à la maison. Le personnel ne peut lui donner qu’un produit équivalent. Elle prend alors son propre médicament et porte plainte au Protecteur du citoyen.

L’enquête

  • Lors d’un séjour à l’hôpital, une dame veut prendre un médicament qu’elle a l’habitude de prendre chez elle. Toutefois, celui-ci ne se trouve pas sur la liste des médicaments de l’établissement.
  • Le personnel fournit seulement les produits inscrits sur cette liste, à moins d’une autorisation spéciale. Il remet donc à la dame un médicament équivalent à celui qu’elle prend d’habitude.
  • La dame le refuse, invoquant que ce substitut n’est pas efficace sur elle. 
  • Une autorisation spéciale lui est alors accordée. Elle obtient finalement son médicament régulier.
  • Après deux semaines, on lui remet de nouveau le médicament substitut.
  • La dame le refuse une fois de plus. Plutôt que de demander une autre autorisation spéciale, elle prend son médicament régulier personnel. (Attention : il est risqué de prendre ses propres médicaments à l’hôpital sans en avoir informé le personnel.)
  • Pendant son enquête, le Protecteur du citoyen a constaté que le pharmacien avait oublié de noter une information importante. La raison pour laquelle la dame avait eu droit à une autorisation spéciale n’était inscrite nulle part. S’il avait spécifié que le médicament substitut était inefficace sur elle, on ne le lui aurait pas proposé de nouveau.
  • La plainte de la dame a également permis au Protecteur du citoyen de découvrir un autre problème. Le personnel savait que la dame prenait son propre médicament, mais il n’en a jamais avisé la pharmacie. Celle-ci continuait donc de servir le médicament substitut à la dame, croyant qu’elle le prenait. Par mégarde, la dame aurait pu ingérer les deux médicaments, ce qui aurait pu entraîner des conséquences graves.

Le résultat

Les plaintes à l’égard des pharmaciens sont traitées par un médecin examinateur. Par conséquent, le Protecteur du citoyen n’a pas pu faire de recommandation à propos de l’oubli du pharmacien. L’établissement a toutefois été avisé. Il a fait un rappel à la personne concernée pour que la situation ne se répète pas.

Quant à la gestion des médicaments personnels, le Protecteur du citoyen a pris soin de rappeler les règles à suivre. Il a formulé une recommandation au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS). Ce dernier s’est assuré que le personnel concerné connaissait bien la procédure et ce qui doit être mentionné au pharmacien.


Le Protecteur du citoyen veille au respect de vos droits dans vos relations avec les services publics québécois. Vous n’êtes pas satisfait des services d'un ministère ou d'un organisme du gouvernement du Québec? Ou encore d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux (2e recours dans ce cas)? Portez plainte au Protecteur du citoyen : appelez-nous au 1 800 463-5070 ou utilisez notre formulaire de plainte en ligne.