Délais pour une chirurgie : des erreurs dans la gestion de la liste d’attente | Protecteur du Citoyen
19 novembre 2018

Délais pour une chirurgie : des erreurs dans la gestion de la liste d’attente

Corps

Sablier et crayon sur un calendrier

La plainte

Une personne se plaint d’avoir été considérée, à tort, comme non disponible pour une chirurgie.  

L’enquête

  • La personne a rencontré son chirurgien à l’automne. Celui-ci lui a indiqué qu’elle serait opérée quatre mois plus tard. 
  • Peu après, une thérapeute en réadaptation se rend chez elle pour évaluer ses besoins post-opératoires. Cela lui laisse croire que la chirurgie se fera selon le calendrier prévu. 
  • Un mois après le moment prévu pour la chirurgie, la personne communique avec l’hôpital, car elle n’a plus de nouvelles.
  • Elle apprend alors qu’elle a été considérée, par erreur et pendant quelques mois, comme non disponible pour des raisons personnelles pour subir son intervention. 
  • L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé que selon les normes en vigueur, la mention au dossier d’une personne de sa non-disponibilité pour des raisons personnelles suspend le délai d’attente.
  • Cette mention a eu pour effet de priver la personne de sa place sur la liste d’attente durant quelques mois.
  • Des erreurs similaires sont survenues à plusieurs reprises dans cet établissement.  

Le résultat

À la demande du Protecteur du citoyen, l’hôpital a fait un rappel à la personne responsable de la gestion de la liste d’attente. Ce rappel concernait les modalités d’inscription sur la liste d’attente et la méthode de calcul des délais.

Le Protecteur du citoyen a aussi recommandé que le dossier de toutes les personnes en attente d’une chirurgie non urgente, et inscrites comme non disponibles pour des raisons personnelles, soit revu. Cette recommandation avait pour but de vérifier la validité des renseignements et le rang des personnes sur la liste d’attente. L’établissement a procédé aux vérifications nécessaires et a corrigé le rang de près de 250 personnes. Ces dernières avaient en effet été classées à tort comme étant non disponibles pour leur chirurgie, et ce, pour des motifs personnels.


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