17 septembre 2015

Allocution de la protectrice du citoyen - Dépôt du rapport annuel 2014-2015

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(La version lue fait foi)

Bonjour à tous,

Permettez-moi de revenir brièvement sur certains éléments qui se dégagent tout particulièrement du rapport annuel du Protecteur du citoyen qui vient d’être déposé à l’Assemblée nationale. 

D’entrée de jeu, je tiens à souligner que la gestion serrée des fonds publics n’est pas inconciliable, à mon avis, avec une offre de services de qualité. Cependant, la diminution ou la réaffectation des ressources allouées dans la perspective d’une offre de services de qualité commande des choix avisés, planifiés et rigoureusement appliqués. Or, au fil de ses interventions, le Protecteur du citoyen a constaté que la considération et l’engagement n’ont pas été partout constants pour faire contrepoids aux effets non souhaitables de certaines mesures pour les citoyens et les entreprises. 

Ces mesures doivent à la fois se justifier d’un point de vue budgétaire et sous l’angle d’une vigilance redoublée par rapport aux besoins contemporains des citoyens et aux fondements même de la mission de chacun des organismes publics.

À ce propos, j’insiste, cette année encore, sur les services en santé mentale et en soutien à domicile qui continuent de faire l’objet d’un sous-investissement alors que les besoins sont pourtant criants. 

Autre tendance : certains ministères et organismes privilégient le recours aux tribunaux pour régler des litiges. Quand on sait ce qu’il en coûte aux citoyens comme au Trésor public pour aller en cour, quand on connaît les délais pour faire entendre une cause, et quand on considère la disproportion entre les moyens du citoyen et ceux de l’Administration, on saisit toute l’importance de préserver la judiciarisation comme un dernier recours. Il existe, comme on le sait, différents moyens pour prendre en compte les versions de chacun et conclure sur des bases de justice et d’équité. Dans un contexte de resserrement des finances publiques, il apparaît d’autant plus approprié de miser sur de tels modes de résolution, à moindres coûts et plus rapides. 

Ceci dit, notre travail au Protecteur du citoyen nous fournit de multiples occasions de constater que le personnel des services publics est largement animé par une volonté d’accomplir son travail de façon compétente. Cette année,  97 % des recommandations du Protecteur du citoyen ont été acceptées et respectées dans leur intégralité, ce qui témoigne des avancées et des efforts consacrés par l’Administration pour améliorer ses services et les rendre dans le respect des droits des citoyens.

Je vous remercie et demeure disponible pour répondre à vos questions.